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Caméra de surveillance sans abonnement : garder ses images chez soi

Par L’équipe MurayeMis à jour le

Une caméra de surveillance sans abonnement, c’est possible, et ce n’est pas réservé aux bricoleurs. La plupart des caméras vendues en grande surface envoient leurs vidéos sur les serveurs de leur fabricant et réservent l’historique complet à une formule payante. D’autres enregistrent chez vous, sur une carte mémoire ou sur un enregistreur, sans frais mensuels.

 

Ce guide explique comment fonctionne chaque solution, ce que l’on gagne à garder ses images chez soi, et les points à vérifier pour continuer à les voir depuis son téléphone.

L’essentiel

  • Une caméra sans abonnement enregistre chez vous : sur une carte mémoire dans la caméra, ou sur un enregistreur installé dans le logement.
  • L’enregistreur garde des semaines d’images, continue de filmer sans internet et ne dépend d’aucune offre commerciale.
  • Le direct et les enregistrements restent visibles sur le téléphone, à condition de soigner la sécurité : mot de passe unique, mises à jour, aucun port ouvert sur la box.

Pourquoi tant de caméras demandent un abonnement

Une caméra connectée grand public est conçue pour fonctionner seule : on la branche, on l’associe à une application, et les vidéos partent sur les serveurs du fabricant. Ce stockage a un coût, que le fabricant facture sous forme d’abonnement mensuel, souvent par caméra ou par foyer.

 

Sans formule payante, l’application se limite en général au direct et à quelques heures ou quelques jours d’historique. Selon les modèles, d’autres fonctions passent aussi derrière l’abonnement : la distinction entre une personne et un animal, les zones de détection, le téléchargement des vidéos. Le prix d’achat de la caméra paraît bas ; c’est l’abonnement qui finance le service dans la durée.

Les deux façons d’enregistrer sans abonnement

La carte mémoire dans la caméra. Beaucoup de caméras acceptent une carte microSD. Elles enregistrent dessus en continu ou à chaque détection, sans passer par internet. C’est la solution la plus simple pour une ou deux caméras. Sa limite : la carte se trouve dans la caméra. Un cambrioleur qui arrache la caméra emporte aussi les images, et une carte usée ou pleine ne prévient pas toujours.

 

L’enregistreur dans le logement. Les caméras sont reliées à un enregistreur vidéo, rangé dans un placard ou un local technique. Il réunit toutes les caméras sur un disque dur prévu pour tourner jour et nuit. C’est la solution des installations professionnelles : les images sont conservées à l’abri, à l’intérieur.

Combien de jours d’images garder chez soi

La durée dépend du disque, du nombre de caméras et des réglages. Pour fixer les idées, une caméra de 4 mégapixels qui enregistre en continu avec une compression moderne (H.265) produit de l’ordre de 20 Go par jour. Quatre caméras remplissent donc un disque de 2 To en un peu plus de trois semaines. Si l’enregistrement ne se fait qu’à la détection, la même capacité tient bien plus longtemps.

 

Plus n’est pas toujours mieux. Pour un usage strictement familial, la loi ne fixe pas de durée de conservation, mais garder des mois d’images n’a guère d’utilité : un cambriolage se constate en général dans les jours qui suivent. Nous réglons nos enregistreurs pour effacer automatiquement les images au bout de la durée que vous choisissez, un mois au plus.

Ce que l’on gagne à garder ses images chez soi

Pas de frais mensuels. Le stockage se paie une fois, avec le disque. Aucune offre ne peut changer de prix ou disparaître en cours de route.

 

L’enregistrement continue sans internet. Si la box tombe en panne, ou si quelqu’un coupe la ligne, l’enregistreur continue de filmer. Une caméra qui dépend de son stockage en ligne, elle, n’enregistre plus rien.

 

Vous savez où sont vos images. Elles restent dans votre logement, sur un support que vous pouvez tenir dans la main. Quand on confie ses vidéos à une société, la CNIL conseille d’ailleurs de lire le contrat et de vérifier la durée de conservation des images et les conditions d’accès.

 

Une image plus nette. Les services en ligne compressent souvent davantage les vidéos pour qu’elles passent par la connexion. En local, l’enregistreur garde la pleine définition, utile pour reconnaître un visage.

Les limites à connaître

Un enregistreur se protège. Posé en évidence près de la porte d’entrée, il peut partir avec le cambrioleur, disque compris. Il faut donc le ranger hors de vue, dans un placard ou un local technique, et de préférence le brancher sur un onduleur pour qu’il continue d’enregistrer pendant une coupure de courant.

 

Le disque dur s’use aussi. Un disque conçu pour la vidéosurveillance tient des années, mais il doit être surveillé : un enregistreur qui n’écrit plus ne le signale pas toujours clairement. C’est un point que nous contrôlons lors de la visite d’entretien annuelle.

 

Dernier point : l’installation demande un peu plus de travail qu’une caméra posée sur une étagère, car chaque caméra doit être reliée à l’enregistreur, de préférence par un câble réseau. Notre comparatif caméra Wi-Fi ou filaire détaille ce choix.

Voir ses caméras à distance sans abonnement

Garder ses images chez soi n’empêche pas de les regarder depuis son téléphone. L’application se connecte à l’enregistreur par internet : vous voyez le direct, vous parcourez les enregistrements et vous recevez une notification quand une personne est détectée. Pour établir cette liaison, la plupart des enregistreurs passent par un service de mise en relation du fabricant ; les images transitent le temps de la consultation, sans y être stockées.

 

C’est là que la sécurité compte le plus. Avec le mot de passe d’usine ou un accès ouvert sur la box, n’importe qui peut consulter un enregistreur mal réglé. Les bonnes pratiques sont simples :

 

  • un mot de passe propre à l’enregistreur, long et unique, et un compte par personne ;
  • les mises à jour de l’enregistreur et des caméras appliquées régulièrement ;
  • aucune redirection de port ouverte sur la box ;
  • la double authentification dans l’application quand elle est proposée.

Caméra sans abonnement : notre façon de faire

Toutes nos installations de vidéosurveillance enregistrent chez vous : des caméras filaires alimentées par le câble réseau, un enregistreur rangé hors de vue, un disque prévu pour la vidéosurveillance et une durée de conservation réglée avec vous. Vous consultez tout depuis l’application, sans abonnement de stockage.

 

En location, le loyer mensuel couvre le matériel, la pose, l’entretien et le remplacement du disque s’il tombe en panne. Chaque caméra est cadrée pour ne filmer que votre propriété, comme l’exige la loi : notre article caméras de surveillance et loi détaille ces règles, et la page vidéosurveillance de la maison montre une installation type.

Muraye, dans la Loire

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Caméra de surveillance sans abonnement : en résumé

Une caméra de surveillance sans abonnement enregistre chez vous, sur une carte mémoire ou, mieux, sur un enregistreur rangé hors de vue. Vous ne payez pas de stockage chaque mois, l’enregistrement continue sans internet et vous savez où sont vos images. La contrepartie : une installation plus soignée et un minimum de sécurité pour l’accès depuis le téléphone.

Caméra de surveillance sans abonnement : questions fréquentes

Peut-on avoir une caméra de surveillance sans abonnement et sans internet ?

Oui. Une caméra reliée à un enregistreur filme et enregistre sans aucune connexion internet. Internet sert seulement à regarder les images à distance et à recevoir les notifications. Sans connexion, vous consultez les enregistrements sur un écran branché à l’enregistreur.

Pour une caméra isolée, oui, à condition de choisir une carte prévue pour l’enregistrement en continu et de vérifier régulièrement qu’elle fonctionne. Pour protéger une maison, l’enregistreur reste préférable : les images ne sont pas dans la caméra, à portée d’un intrus.

Pour un usage strictement familial, la loi ne fixe pas de durée : quelques jours à un mois suffisent dans la plupart des cas. Si une personne employée travaille chez vous, elle doit être informée de la présence des caméras, et celles-ci ne doivent pas la filmer en permanence.

Oui, si l’enregistreur est relié à internet. La détection se fait dans la caméra ou dans l’enregistreur, puis l’application vous prévient. Les fonctions avancées, comme la distinction entre une personne et un véhicule, dépendent du modèle de caméra, pas d’un abonnement.

Les images enregistrées partent avec lui. C’est pourquoi nous le rangeons hors de vue, dans un placard ou un local fermé, jamais près de la porte d’entrée, et le plus loin possible des accès par lesquels un intrus entrerait.

L’équipe Muraye

Muraye installe et entretient des alarmes et des caméras en location dans la Loire, la Haute-Loire, le Rhône et le Puy-de-Dôme. Nos articles répondent aux questions qu’on nous pose sur le terrain. En savoir plus

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